AlpICT: Les services financiers sur mobile, vecteurs de développement pour les pays émergents… et pour la biométrie ?

by admin on February 29, 2016

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Au Mobile World Congress de Barcelone, les paiements mobiles et autres services financiers digitaux ont la cote et sont mis en avant pour leur formidable potentiel de développement, notamment dans les pays émergents. D’autres domaines, tels que celui de la biométrie, pourraient indirectement en bénéficier.

« Dans les pays émergents, seuls 15 à 20% de la population ont accès aux prestations bancaires traditionnelles. Grâce à nos services mobiles, nous pouvons toucher un public que les banques ne pourraient jamais atteindre ». Pour Michael Foley, CEO de la branche pakistanaise de Telenor, multinationale norvégienne des télécommunications, les services financiers offerts via mobile sont non seulement complémentaires à l’offre bancaire traditionnelle mais permettent parallèlement, de concert avec les institutions de micro-finance, de consolider une base de clients potentiels pour le système bancaire classique.

Difficile de lui donner tort quand on sait que dans le monde, plus d’un milliard d’individus ont un téléphone portable mais pas de compte en banque. Des services qui représentent un potentiel de développement social immense et un vecteur d’innovation considérable, que ce soit dans le domaine du payement, des transferts d’argent ou des prêts. Mais indirectement, l’explosion du paiement mobile pourrait aussi influencer fortement un autre secteur : celui de la sécurité et plus particulièrement de la biométrie. En effet, dans un domaine où les fraudes, hameçonnages, vols et autres hackings sont encore malheureusement fréquents, quel moyen plus efficace que d’utiliser son propre corps pour identifier ses paiements ?

CFO de OneVisage, startup présente sur le booth helvétique au Mobile World Congress, Alexandre Benhamou abonde dans ce sens. Pour lui, le virage du mobile banking dans les pays émergent est effectivement une réalité. Et la masse des clients provoquera forcément et naturellement un glissement vers la biométrie. En effet, si l’on peut potentiellement identifier un client via son téléphone, comment savoir qui l’a effectivement entre les mains ? « Une solution telle que OneVisage permet d’identifier clairement l’utilisateur. De plus, un téléphone basique suffit : plus besoin, par exemple, d’avoir recours à une empreinte digitale. Parallèlement, la 3D, partie intégrante du système, permet de se prémunir efficacement contre le « spoofing » (usurpation d’identité). Enfin, les données biométriques peuvent être conservées sur le téléphone, rendant l’utilisateur moins dépendant de la qualité du réseau et lui assurant un contrôle de son data, tout cela à un prix plus qu’abordable ».

Aujourd’hui de nombreux groupes internationaux, de Mastercard à Samsung en passant par Alibaba et Apple, suivent de près, voire expérimentent les différentes techniques existantes, preuve s’il en est que la méthode à de l’avenir.Malgré cela, si la biométrie représente un potentiel indéniable de techniques d’authentification plus sûres et beaucoup plus compliquées à contourner (pas facile de répliquer un visage ou une empreinte digitale) il reste à les tester en conditions réelles d’exploitation, à l’échelle du marché et à déterminer si elle peut effectivement apporter ce surplus de sécurité que les méthodes actuelles peinent tant à garantir.

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